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I. L'école publique La constitution française commence à l'article premier par affirmer que "La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale". Depuis juin 2002, le processus entamé en 1998 par le gouvernement Jospin / Chirac) se poursuit : des leçons de citoyenneté et d'histoire de l'église ont été introduites en classe de sixième, entrée des études secondaires (11 ans) ainsi qu'en classe de seconde (16 ans) avant le baccalauréat.. Ce projet s'étend aujourd'hui à d'autres classes. Ces cours sont donnés par des professeurs d'histoire ou de philosophie, titulaires ou non de l'éducation nationale. II L'école privée Pour l'enseignement privé (à majorité Catholique), les écoles doivent appliquer cette règle puisque les professeurs sont payés par l'Etat. Mais, du fait de la réduction du nombre de religieux dans les écoles privées, les diocèses ont autorisé le recrutement d'adjoint en pastorale, munis de lettre de mission. Ceux-ci sont adjoints du chef d'établissement ('chef' en titre de la pastorale) avec lequel ils doivent travailler en étroite collaboration. Soit l'école a un projet d'établissement, avec un programme et des plannings : L'adjoint en pastorale est là pour permettre l'application du projet, avec les professeurs, et quelques parents pour l'animation de journées pastorales Soit l'école est sous tutelle d'une congrégation. Cette dernière nomme des adjoints religieux ou des professeurs laïcs pour enseigner la culture religieuse. Les heures de cours sont rémunérées comme des cours classiques. Les professeurs ont le même statut que les autres. La congrégation détient la responsabilité de la lettre de mission. Le programme est alors défini par les professeurs, le chef d'établissement et les religieux. Aujourd'hui, la question reste ouverte : l'institution « officielle » de cours de cultures religieuses dans les prochaines années à l'école « privée » est un défi que certains osent relever. Les cours de morale et de « cultures » restent une question posée à l'école publique au sein d'un Etat laïque. III. Un avenir prometteur Le gouvernement actuel, à majorité de droite, reprend à coeur ce sujet et la question RE est apparue en première ligne. Le chemin est engagé : des représentants de tout bord (chercheurs, inspecteurs pédagogiques, professeurs...) se penchent sur le dossier en vue de préparer un projet de loi instituant les RE à l'école, véritable "REVOLUTION" pour la France, même si "religion et laïcité sont des mots qui sentent encore la poudre" s'est déclaré Régis Debray. En novembre 2002, Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire a ouvert le débat au cours d'un colloque sur l'enseignement du fait religieux à Paris, en lisant le message du Président de la République : "Renforcer la connaissance des religions, améliorer l'enseignement du fait religieux dans l'ensemble des matières concernées, au collège et au lycée, suivre ces manifestations dans l'histoire, dans les arts, dans la culture de chacun, tout cela confortera l'esprit de tolérance chez nos jeunes concitoyens en leur donnant les moyens de mieux se respecter les uns les autres" Régis Debray, auteur d'un rapport sur le sujet (publié en février 2002) lui a fait écho " Il n'est pas question de mettre Dieu à l'école. Il ne doit pas même s'agir d'un enseignement de la culture religieuse car la religion fait partie de la culture tout court". En revanche, c'est sur ce qu'il faut enseigner, et surtout comment s'y prendre que de nombreuses questions se posent encore. Le colloque a retenu une idée minimum : une connaissance élémentaire des trois religions monothéistes est indispensable. Il faut partir des "oeuvres, des images et des textes". Par là même, il est indispensable d'en parler dans toutes les disciplines, au-delà du seul cours d'histoire afin de "donner du sens". Autre
question centrale, celle du comment le faire ! Comment trouver les mots
justes pour définir mythe et religion, lorsque cette dernière
répond à tant de définitions ! Comment parler des
sectes ? Comment définir le sacré ? la transcendance ? The situation in France I. The public school The French constitution starts, in Article 1, by stating that "France is an indivisible, lay, democratic and social republic". Since June 2002, the process started in 1998 by the government Jospin/Chirac) has been continuing: lessons in citizenship and the of history of the church were introduced in sixth grade, entered of the studies secondaires( aged 11 years) as well as in second class (aged 16 years) before the baccalaureat. These courses are given by history or philosophy, holder professors not of Religious Education. II The private school Private teaching (with catholic majority), schools have to observe this rule since professors are paid by the state. But, because of the réducation of the number of religious in the private schools, dioceses permitted the recruitment of assistant in pastorale, provided with mission letter. Those are associated of the head of establishment (' chef' in title of the pastorale) with which they have to work in close cooperation. I.e. the school has a project of establishment, with a programme and of planning: The assistant in pastorale is there to allow the application of the project, with the professors, and some parents for the pastorales day co-ordination are the school are under the aegis of a congregation. The latter names religious assistants or lay professors to teach religious culture. Course hours are remunerated as traditional courses. Professors have the same statute as the others. The congregation holds the responsibility for the mission letter. The programme is then defined by the professors, the head of establishment and the religious. Today, the question remains open: the "official" institution of religious crops courses in the coming years in the "private" school is a challenge that some dare to point out. The morals and "crops" courses remain a question raised to the public school within a lay state. III. A promising future The current government, with majority of right wing politicians, takes up again in heart this subject and the question RE appeared in first line. The way is engaged: representatives of all type (research workers, teaching inspectors, professors) study the file with a view to preparing a draft law instituting RE in the school, genuine "REVOLUTION" for France, even if "religion and secularity are words which still feel powders it" declared himself REGIS Debray. In November 2002, Xavier Darcos, minister delegated to school teaching began the debate during a conference on the teaching of the religious fact in Paris, by reading the message of the President of the Republic: "Strengthen the knowledge of the religions, improve the teaching of the religious fact in all the matters concerned, to the college and to the college, following these events in the history, in arts, in the culture of each one, all that will consolidate the spirit of tolerance among our young fellow-citizens by giving them the means of respecting itself better ones the others" REGIS Debray, author of a report on the subject (published in February 2002) echoed it "It is not a question to put God in the school. He does not have even to act of teaching of religious culture because the religion forms part of culture very short ". On the other hand, it is on what must be taught, and especially how manage it that numerous questions arise still. The conference retained a minimum idea: elementary knowledge of the three monothéists religions is essential. "Work, the images and the texts" must be left the. Thereby even, it is essential about to speak in all disciplines, beyond the history course alone in order to "give of the direction". Another
central question, that of how do so! How find the words right to define
myth and religion, when the latter answers so much definitions! How
speak about the sects? How define sacred? the transcendance? Here are the major issues of RE in France for this 2003, in himself amusing of the taking into account of the question at highest political level, while awaiting the application of the legal désision!
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last updated October 15th, 2006 |
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